Tendances culinaires : Le locavorisme

Plus qu’une tendance, la nourriture bio est désormais bien installée dans la gastronomie française. A cette lame de fond s’ajoute désormais un nouveau modèle de consommation: le «locavorisme». Le principe: ne s’alimenter qu’avec de la nourriture locale, à base d’aliments de saison produits dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum. Yannick Alléno au Terroir parisien et le Chef François Pasteau à l’Epi Dupin ne sont que deux exemples de succès locavores.

Décryptage d’une tendance qui fait du bruit !

légumes

Alors, comment devenir un vrai locavore ?
– Vous pouvez faire appel aux AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) : le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance.
– La ruche qui dit oui est un réseau qui permet aussi de bénéficier des meilleurs prix en combinant circuits courts et achats groupés mais avec le choix.
– Pour les carnivores invétérés, la solution s’appelle Les coulis du boucher afin de proposer de la viande saine et de qualité, en garantissant son origine et le tout à un prix raisonnable.
– Pour le riz, oubliez l’Asie et direction la Camargue ! Contactez par exemple le Domaine de Beaujeu.
– Le pain Patibio, 100% bio et d’Ile de France.
Mais, la meilleure façon de devenir locavore jusqu’au bout des doigts reste surtout de s’adresser aux producteurs de sa région.

 

Il s’agit donc d’un mouvement à la fois écologique, sanitaire et politique qui reflète nos inquiétudes contemporaines. Poulet aux hormones, vache folle, grippe aviaire, lasagnes à la viande de cheval… Les crises sanitaires se succèdent, incitant le consommateur à reprendre la main en exigeant des garanties et des précisions sur l’origine et les modes de traitement de nos produits.

Ce mode de consommation pourrait bien prendre le relais du bio, qui marque le pas. Une étude du cabinet Xerfi publiée le 6 février constate que les produits du terroir, ou encore “made in France “, apparaissent comme une alternative à l’alimentation biologique ” pour le consommateur souvent infidèle et zappeur “. Le bio, en effet, commence à découvrir la crise. Son taux de croissance annuel ne devrait pas excéder 5 % en 2012, 2014 et 2015, alors qu’il se situait entre 10 % et 25 % entre 2006 et 2010.

 

Comme le bio et les régimes sans gluten, sans lait, il s’agit d’une tendance à suivre de près car elle pourrait bien révolutionner l’industrie agro-alimentaire.

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